L'Afrique envisage des améliorations logistiques pour libérer le potentiel pétrolier et gazier
L'Afrique est riche en ressources hydrocarbures, mais une grande partie de ce potentiel reste sous-exploité en raison de problèmes logistiques. Le mauvais état des réseaux routiers, la capacité de stockage limitée, la congestion des ports et la fragmentation des systèmes de transport transfrontaliers font grimper les coûts pour les producteurs et les consommateurs, tout en ralentissant les exportations et, dans certains cas, en décourageant les investissements, ce qui coûte au secteur des milliards de dollars en pertes de revenus. Les gouvernements et les investisseurs privés de tout le continent s'attaquent désormais à ces goulets d'étranglement avec des projets d'infrastructure stratégiques visant à rationaliser les chaînes d'approvisionnement, à réduire les coûts et à relier les ressources en hydrocarbures de l'Afrique aux marchés mondiaux.
En République du Congo, Africa Global Logistics a obtenu plus de 230 millions d'euros pour agrandir le terminal à conteneurs du port de Pointe-Noire. Le projet comprend un quai de 750 mètres, un poste d'amarrage dragué de 17 mètres et une capacité de manutention des marchandises améliorée. Prévu pour être achevé en 2027, le port agrandi devrait doubler le débit de conteneurs pour atteindre 2,3 millions d'unités par an et soutenir l'ambition du Congo d'augmenter sa production d'hydrocarbures à 500 000 barils par jour et sa production de GNL à 3 millions de tonnes par an. Une infrastructure portuaire moderne comme celle-ci réduit les temps d'attente des navires, diminue les coûts d'exportation et permet une meilleure intégration des chaînes d'approvisionnement africaines aux marchés mondiaux.
En Angola, le terminal océanique de Barra do Dande, une installation de 642 millions de dollars inaugurée en 2025, comprend 29 réservoirs de stockage d'une capacité totale de près de 580 000 mètres cubes et une jetée de 1 700 mètres pour les grands navires. Ce terminal relie plus efficacement les centres de production angolais aux routes commerciales internationales, ce qui accélère les exportations et réduit la dépendance à l'égard d'installations vieillissantes. D'autres extensions, notamment le terminal intégré de Soyo et de nouveaux tracés de pipelines dotés d'une capacité de stockage importante, sont prévues en 2026 dans le cadre de partenariats public-privé, illustrant ainsi la valeur des modèles d'investissement collaboratifs.
Au-delà des ports, les corridors routiers et ferroviaires sont essentiels pour exploiter les bassins hydrocarbures éloignés. Le corridor Lamu Port–South Sudan–Ethiopia Transport (LAPSSET) est un projet phare qui relie le port de Lamu au Kenya au Soudan du Sud et à l'Éthiopie grâce à des réseaux routiers, ferroviaires, pipeliniers et maritimes. En reliant les centres de production aux terminaux d'exportation, ce corridor réduit les temps de transit, améliore l'efficacité de la chaîne d'approvisionnement et intègre les réseaux énergétiques et de matières premières à travers l'Afrique de l'Est.
Lors du forum Invest in African Energy (IAE) qui se tiendra l'année prochaine à Paris, les participants à la table ronde « Africa on the Move: Driving Oil & Gas Logistics » (L'Afrique en mouvement : dynamiser la logistique pétrolière et gazière) examineront comment les infrastructures modulaires, les plateformes logistiques numériques et les partenariats locaux peuvent contribuer à surmonter les obstacles traditionnels. Les installations modulaires, telles que les systèmes de stockage préfabriqués et les unités de traitement mobiles, peuvent être déployées plus rapidement et à moindre coût que les constructions sur mesure à grande échelle, offrant ainsi une grande flexibilité aux pôles pétroliers et gaziers émergents. Les partenariats locaux, en particulier entre les investisseurs internationaux et les entreprises logistiques régionales, améliorent les flux de capitaux tout en renforçant l'expertise locale, garantissant ainsi la durabilité et l'alignement sur les objectifs de développement nationaux.
Les financiers traditionnels se montrant de plus en plus prudents en matière de prêts liés aux énergies fossiles, l'Afrique doit démontrer que son secteur énergétique est résilient, efficace et prêt à accueillir des investissements. Les infrastructures logistiques jouent un rôle central dans ce discours, en montrant aux investisseurs – des banques de développement aux fonds de capital-investissement – que la conception intelligente des infrastructures permet d'améliorer les rendements, d'atténuer les risques et de réduire les aléas liés aux projets. Pour les décideurs politiques, les opérateurs et les investisseurs participant à l'IAE Paris 2026, le panel « Africa on the Move » offre des informations concrètes sur la manière dont des investissements logistiques ciblés peuvent accélérer le développement du pétrole et du gaz, favoriser l'intégration régionale et soutenir la transformation économique plus large de l'Afrique.
IAE 2026 est un forum exclusif conçu pour mettre en relation les marchés africains de l'énergie avec les investisseurs mondiaux, servant de plateforme clé pour la conclusion d'accords en amont de la Semaine africaine de l'énergie. Prévu les 22 et 23 avril 2026 à Paris, l'événement offrira aux délégués deux jours d'engagement approfondi avec des experts de l'industrie, des développeurs de projets, des investisseurs et des décideurs politiques. Pour plus d'informations, visitez le site www.invest-africa-energy.com. Pour parrainer ou s'inscrire en tant que délégué, veuillez contacter sales@energycapitalpower.com

