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02 février 2026

L'évolution des investissements énergétiques en Afrique : comment des financements innovants stimulent la croissance en 2026

L'évolution des investissements énergétiques en Afrique : comment des financements innovants stimulent la croissance en 2026

À mesure que les marchés énergétiques mondiaux évoluent, les financiers mettent au point des instruments innovants pour financer les infrastructures à travers l'Afrique. Avec la croissance du pétrole et du gaz coexistant avec les énergies renouvelables et l'hydrogène, les véhicules combinant des capitaux publics, privés et multilatéraux sont de plus en plus essentiels. Le forum Invest in African Energy (IAE), qui se tiendra à Paris les 22 et 23 avril 2026, offre une plateforme stratégique aux investisseurs pour s'engager dans ces projets et accéder à des opportunités à fort impact.

Obligations hybrides et émissions multilatérales

Les obligations hybrides émises par les institutions multilatérales de développement comblent de plus en plus le fossé entre les capitaux concessionnels et commerciaux. En janvier 2025, l'Africa Finance Corporation (AFC) a fixé le prix de sa première obligation hybride perpétuelle de 500 millions de dollars, attirant plus de 1,1 milliard de dollars de commandes. Cette obligation combine les caractéristiques des actions et des obligations, avec une reconnaissance complète du crédit par Moody's, renforçant ainsi la base de capital de l'AFC pour soutenir des infrastructures à fort impact, notamment des projets énergétiques. Parmi les principaux bénéficiaires figurent le projet énergétique de la mer Rouge à Djibouti et le projet ferroviaire du corridor de Lobito, qui améliore la logistique énergétique et électrique des pays enclavés. Ces obligations hybrides permettent aux émetteurs multilatéraux de mobiliser des capitaux à grande échelle tout en offrant aux investisseurs des rendements prévisibles et une voie d'accès éprouvée aux marchés énergétiques africains.

Créances syndiquées et financement commercial structuré

Le financement du commerce et des créances est devenu essentiel pour les entreprises pétrolières et gazières qui cherchent à obtenir des liquidités sans vendre d'actifs. Au début du mois, Afreximbank a mis en place une facilité syndiquée d'achat de créances de 1,75 milliard de dollars pour la société angolaise Sonangol, lui fournissant ainsi un fonds de roulement et compensant la volatilité des flux de trésorerie dans les opérations en amont, tout en libérant de la marge dans son bilan pour les activités de forage offshore et d'exportation. Soutenu par des créances à l'exportation prévisibles, le financement commercial structuré attire les prêteurs institutionnels vers des projets liés aux matières premières, atténuant les risques grâce à des structures de crédit à l'exportation et à la couverture des prix des matières premières.

Finance islamique et structures Murabaha

La finance islamique apparaît comme une source stratégique de capitaux, en particulier lorsque les instruments conformes à la charia intéressent les investisseurs du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. En février 2025, l'AFC a mis en place une facilité de murabaha de 400 millions de dollars souscrite par 11 banques islamiques. La murabaha, une structure de financement à prix coûtant majoré, permet aux promoteurs de projets d'accéder à des capitaux pour des infrastructures pétrolières, gazières et renouvelables, tout en répondant aux besoins des investisseurs à la recherche de rendements éthiques et adossés à des actifs. Cela a des implications importantes pour l'approfondissement de la diversité des pools financiers et l'attraction des fonds souverains et des institutions financières islamiques vers les marchés énergétiques africains.

Facilités bancaires commerciales pour l'expansion en amont

Le financement de projets par les banques commerciales reste un pilier de la croissance du secteur énergétique, en particulier dans le domaine du pétrole et du gaz en amont. L'annonce récente par la Standard Bank d'une facilité de financement structuré de 250 millions de dollars pour la société énergétique nigériane Aradel Energy en est un excellent exemple. Ces fonds soutiennent la stratégie d'acquisition et d'expansion d'Aradel, notamment l'augmentation de ses participations dans les principaux actifs pétroliers nigérians, tout en refinançant la dette existante afin de renforcer les flux de trésorerie. De telles facilités démontrent la volonté croissante des banques de soutenir la croissance du secteur pétrolier et gazier lorsqu'elle s'accompagne de plans commerciaux solides et de flux de revenus prévisibles.

Réduire les risques grâce au financement du développement et aux garanties

Les institutions financières de développement restent essentielles pour réduire les risques liés aux projets renouvelables et de transport d'énergie en phase de démarrage. La Banque mondiale, la SFI et Afreximbank ont soutenu des projets grâce à des montages financiers mixtes comprenant des prêts concessionnels, des garanties et un soutien technique. Par exemple, la SFI a lancé une obligation verte de 150 millions de dollars pour soutenir des projets solaires et la modernisation des réseaux de transport d'électricité à travers l'Afrique, améliorant ainsi considérablement la bancabilité des projets pour les investisseurs privés. Les mécanismes de financement mixte réduisent le risque perçu pour les capitaux privés et sont particulièrement efficaces lorsque l'accès au réseau et le risque de crédit des acheteurs dissuaderaient autrement les investisseurs.

 

 

 

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