Le cycle d'octroi de neuf blocs de licences au Cameroun offre un point d'entrée très intéressant pour les investisseurs en amont
Lancé le 1er août 2025, ce cycle comprend trois blocs dans le bassin Rio del Rey (RDR) – Ndian River, Bolongo Exploration et Bakassi – et six dans le bassin Douala/Kribi-Campo (DKC) – Etinde Exploration, Bomono, Nkombe-Nsepe, Tilapia, Ntem et Elombo. Stratégiquement situés à proximité de champs en production, ces blocs ont déjà fait l'objet de forages, de levés sismiques 2D et 3D et comportent des indices identifiés et des prospects non forés, ce qui permet aux investisseurs d'avoir un aperçu immédiat du potentiel d'exploration et de développement.
Un cadre concurrentiel attire les investisseurs
Le cycle d'octroi de licences au Cameroun prévoit plusieurs cadres contractuels, notamment des contrats de concession, des contrats de partage de production et des contrats de services à risque. Les périodes d'exploration varient selon les blocs : Bolongo, Bomono, Etinde Exploration, Tilapia, Ntem et Elombo ont une durée initiale de trois ans, renouvelable deux fois pour des périodes de deux ans, tandis que Bakassi, Kombe-Nsepe et Ndian River ont une durée initiale de cinq ans, également renouvelable.
Les entreprises doivent soumettre des propositions comprenant des évaluations techniques, des programmes de travail minimaux, des budgets, des engagements environnementaux et sociaux et des plans de contenu local. Les programmes de travail minimaux exigent le forage de puits d'exploration, l'acquisition de données sismiques et des études géoscientifiques, tandis que les conditions fiscales négociables (parts de bénéfices pétroliers/gaziers, redevances et coût du pétrole/gaz) garantissent des conditions commerciales compétitives.
Cette transparence et cette flexibilité reflètent la stratégie de la SNH visant à restaurer la confiance des investisseurs, en particulier alors que les champs matures sont confrontés à un déclin naturel de leur production. Le gouvernement a également renforcé la transparence en publiant l'ensemble des données et les critères d'appel d'offres, avec des salles de données accessibles à Yaoundé et à l'étranger.
« Ce qui rend le cycle d'octroi de licences au Cameroun si attrayant, c'est la qualité des données techniques disponibles », explique NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l'énergie. « Les investisseurs peuvent clairement voir le potentiel des réservoirs, planifier leurs stratégies de forage et structurer leur financement en toute confiance. Au-delà des données, le Cameroun a créé un cadre transparent et compétitif, avec des conditions contractuelles claires et des négociations ouvertes, donnant aux entreprises la certitude dont elles ont besoin pour mobiliser des capitaux et mener à bien leurs projets. »
Pourquoi les investisseurs devraient-ils y prêter attention dès maintenant ?
Les bassins RDR et DKC du Cameroun sont des provinces pétrolières confirmées, dotées d'infrastructures existantes et de champs de production à proximité, autant de facteurs qui réduisent considérablement les risques techniques et les barrières à l'entrée. Les données complètes et les conditions transparentes permettent aux investisseurs d'élaborer des modèles économiques et des structures de financement bien informés avant la clôture des offres en mars 2026.
Pour les indépendants comme pour les grandes sociétés, ce cycle offre une entrée précoce dans des blocs avec des prospects confirmés, un potentiel de découvertes importantes et la possibilité d'élaborer des programmes de travail adaptés à la fois au risque d'exploration et à la capacité financière. La volonté du Cameroun de négocier les conditions fiscales et d'offrir des incitations dans des « circonstances exceptionnelles » différencie encore davantage ce cycle des environnements d'octroi de licences plus rigides.
« Tant à terre qu'en mer, le Cameroun possède un potentiel énergétique immense et largement inexploité, soutenu par des réserves pétrolières prouvées et d'importantes ressources gazières. Ces actifs gaziers représentent une opportunité majeure non seulement pour soutenir le développement national et diversifier le mix énergétique du pays, mais aussi pour positionner le Cameroun comme un exportateur compétitif sur les marchés mondiaux », poursuit M. Ayuk. « Le cycle actuel d'octroi de licences reflète cette double opportunité : les projets terrestres uniques, adaptés à la demande nationale, conviennent parfaitement aux opérateurs indépendants et africains, tandis que le potentiel GNL des grandes découvertes de gaz offshore devrait attirer les grandes entreprises internationales. »
Plateforme stratégique : de Paris au Cap
Le calendrier de ce cycle coïncide avec deux plateformes clés pour l'investissement énergétique en Afrique. Le Forum Invest in African Energy (IAE 2026), qui se tiendra les 22 et 23 avril à Paris, réunira des investisseurs, des institutions financières de développement et des partenaires techniques afin d'examiner les principales opportunités énergétiques en Afrique et de forger des partenariats. L'IAE a fait ses preuves en tant que précurseur des engagements signés, offrant un accès à des projets en cours et à des opportunités d'engagement à un stade précoce. Les accords et les discussions initiés à Paris peuvent être approfondis lors de l'African Energy Week (AEW 2026) au Cap (du 12 au 16 octobre), où un engagement de haut niveau tout au long de la chaîne de valeur favorise le financement, les partenariats et l'exécution des projets.
Avec la consultation des données en cours et les offres récemment soumises, le cycle d'octroi de licences au Cameroun représente une opportunité opportune et très intéressante pour les investisseurs et les opérateurs. En tirant parti de l'IAE et de l'AEW, les entreprises peuvent transformer le potentiel technique en partenariats régionaux, en projets financés et en succès opérationnels, positionnant ainsi le Cameroun comme une frontière clé pour l'exploration en Afrique centrale.
« Pour exploiter pleinement la valeur des ressources pétrolières et gazières du Cameroun, il faudra mettre en place une planification stratégique pour les réserves déjà découvertes et celles qui restent à découvrir, ainsi qu'une vision claire de leur rôle sur les marchés énergétiques nationaux et internationaux. Nous sommes convaincus que ce cycle d'octroi de licences ouvre la voie à cet objectif et nous encourageons vivement les investisseurs à s'intéresser de près au Cameroun », conclut M. Ayuk.

