Le ministre de l'Énergie de la RDC dirigera la délégation à Paris alors que des projets hydroélectriques et une obligation souveraine de 750 millions de dollars stimulent les investissements
La République démocratique du Congo (RDC) prépare sa première émission obligataire souveraine internationale, qui devrait permettre de lever 750 millions de dollars pour financer des infrastructures, notamment l'électrification rurale et l'hydroélectricité. À l'occasion du forum Invest in African Energy (IAE) qui se tiendra à Paris en avril 2026, les investisseurs auront l'occasion de rencontrer des décideurs politiques et de s'informer sur les projets énergétiques émergents. Le ministre des Ressources hydrauliques et de l'Électricité, Aimé Sakombi Molendo, dirigera une délégation de la RDC qui présentera aux acteurs du secteur les derniers développements énergétiques et les opportunités d'investissement dans le pays.
La semaine dernière, le gouvernement a approuvé le projet hydroélectrique de Kinsuka, d'un montant de 2,8 milliards de dollars, qui devrait devenir l'une des plus grandes nouvelles installations de production d'électricité du pays. Conçu pour fournir environ 7 450 GWh par an, Kinsuka permettra d'étendre l'approvisionnement fiable en électricité à Kinshasa et aux provinces environnantes, réduisant ainsi la dépendance à l'égard de la production coûteuse au diesel et créant des opportunités pour les entreprises internationales d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction (EPC), les fournisseurs d'équipements et les partenaires opérationnels à long terme. Les promoteurs du projet ont indiqué que l'installation de Kinsuka vise à conclure le financement avant la construction et pourrait être achevée dans un délai d'environ cinq ans une fois le financement complet obtenu.
En complément des nouvelles constructions, les mises à niveau des infrastructures hydroélectriques existantes donnent déjà des résultats. La turbine n° 5 d'Inga II, rénovée fin 2025, alimente désormais le réseau national en énergie renouvelable supplémentaire, fournissant des dizaines de mégawatts aux utilisateurs industriels et jetant les bases d'une amélioration plus large de la fiabilité du réseau qui soutient les clients miniers et industriels à la recherche d'une énergie plus propre et moins coûteuse.
L'intégration régionale du réseau de transport reste également une priorité. Les plans pour une ligne à haute tension de 1,5 milliard de dollars reliant la RDC au réseau hydroélectrique angolais en sont au stade de la faisabilité et du financement. Une fois achevé, ce corridor de 1 200 MW alimentera le sud industriel, réduira la volatilité des coûts de l'électricité pour les gros consommateurs et soutiendra le futur commerce d'électricité orienté vers l'exportation, offrant ainsi des opportunités d'investissement et de services pour les services publics, les sociétés d'ingénierie et les financiers.
L'énergie solaire et l'énergie hybride apparaissent comme des solutions complémentaires. Le projet solaire de Kambove, d'une puissance de 248 MW, approuvé en octobre 2025, et les installations hybrides solaires/BESS de 12 MW à Mbuji-Mayi témoignent de l'intérêt croissant pour les solutions décentralisées d'accès à l'énergie dans les zones urbaines et rurales. Soutenus par des partenariats avec des banques de développement, ces projets offrent des opportunités aux développeurs solaires, aux fournisseurs de stockage et aux spécialistes de l'intégration au réseau, tandis que le ministère et l'Agence nationale d'électrification rurale s'apprêtent à distribuer 500 millions de dollars de subventions pour des mini-réseaux, des systèmes solaires domestiques et des solutions de cuisson propres.
Dans l'ensemble, l'émission d'obligations souveraines, les grands projets hydroélectriques, les plans régionaux de transport d'électricité et les initiatives en matière d'énergies renouvelables reflètent une approche plus structurée du développement énergétique en RDC, intégrant le financement des investisseurs, la réforme des politiques et les projets en cours. La participation du ministre Sakombi à Paris, aux côtés de hauts fonctionnaires et de chefs de projet, offre aux investisseurs une occasion rare d'évaluer la dynamique, d'analyser les cadres de risque et d'explorer les possibilités de collaboration qui pourraient soutenir la transition de la RDC vers un secteur énergétique fiable et commercialement viable.
IAE 2026 est un forum exclusif conçu pour mettre en relation les marchés africains de l'énergie avec les investisseurs mondiaux, servant de plateforme clé pour la conclusion d'accords en amont de la Semaine africaine de l'énergie. Prévu les 22 et 23 avril 2026 à Paris, l'événement offrira aux délégués deux jours d'engagement approfondi avec des experts de l'industrie, des développeurs de projets, des investisseurs et des décideurs politiques. Pour plus d'informations, visitez le site www.invest-africa-energy.com. Pour parrainer ou s'inscrire en tant que délégué, veuillez contacter sales@energycapitalpower.com

