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18 novembre 2025

Alors que l'UE envisage de se retirer du marché du gaz russe, les ministres se réunissent à Paris pour examiner le potentiel d'exportation de l'Afrique

Alors que l'UE envisage de se retirer du marché du gaz russe, les ministres se réunissent à Paris pour examiner le potentiel d'exportation de l'Afrique
Dans le sillage des bouleversements qui secouent le paysage énergétique européen, le forum Invest in African Energy (IAE) 2026, qui se tiendra à Paris, accueillera un dialogue ministériel sur le thème « Libérer l'approvisionnement en gaz de l'Afrique pour la sécurité énergétique mondiale ». Cette session stratégique examinera comment l'Afrique peut transformer ses réserves de gaz inexploitées en une source d'approvisionnement fiable et durable. Alors que l'Europe cherche à se diversifier pour réduire sa dépendance au gaz russe, le dialogue mettra en évidence à la fois le rôle croissant du continent sur les marchés énergétiques mondiaux et l'opportunité pour les producteurs africains d'attirer des investissements à long terme.

Les développements récents soulignent l'urgence du rôle de l'Afrique dans la sécurité énergétique mondiale. Le mois dernier, les pays de l'UE ont convenu de supprimer progressivement leurs importations restantes de gaz russe, les contrats existants bénéficiant d'une période de transition : les contrats à court terme peuvent se poursuivre jusqu'en juin 2026, tandis que les contrats à long terme courront jusqu'en janvier 2028. Parallèlement, la Commission européenne fait pression pour mettre fin aux importations de GNL russe d'ici janvier 2027 dans le cadre d'un ensemble de sanctions plus large visant à limiter les revenus énergétiques de Moscou.

Le rôle de l'Afrique dans ce rééquilibrage prend déjà de l'ampleur. L'Algérie a récemment renouvelé son accord d'approvisionnement en gaz avec le groupe ČEZ, garantissant ainsi la poursuite des livraisons vers la République tchèque. En Libye, la National Oil Corporation (NOC) a approuvé l'installation de nouveaux compresseurs sur le champ de Bahr Essalam afin d'augmenter la production et de renforcer les flux via le gazoduc Greenstream vers l'Italie. Ces développements viennent compléter le projet offshore Structures A&E, mené par Eni et la NOC, qui devrait mettre en service deux plateformes d'ici 2026 et produire jusqu'à 750 millions de pieds cubes par jour, afin de répondre à la demande nationale et européenne.

L'Afrique de l'Ouest poursuit également des projets ambitieux en matière d'exportation. Le Nigeria, l'Algérie et le Niger ont relancé le projet de gazoduc transsaharien (TSGP), et la société d'ingénierie Penspen a été chargée en début d'année de réévaluer sa faisabilité. Le projet de gazoduc Nigeria-Maroc, d'un montant de 25 milliards de dollars, progresse également en tant que corridor à long terme reliant le gaz ouest-africain aux marchés européens. Par ailleurs, le projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA) au large de la Mauritanie et du Sénégal a été mis en service au début de l'année, avec une première phase visant 2,3 millions de tonnes de GNL par an. En juin, le projet a livré sa troisième cargaison au terminal belge de Zeebrugge, marquant ainsi la première expédition africaine de GNL depuis GTA vers l'Europe. Ensemble, ces étapes importantes soulignent une convergence stratégique : les producteurs africains accélèrent leurs efforts pour augmenter leurs exportations, tandis que l'Europe intensifie sa recherche d'alternatives fiables au gaz russe.

Cependant, comme le montrera la session ministérielle, pour libérer le potentiel gazier de l'Afrique, il faut des investissements soutenus, un alignement réglementaire, une gestion environnementale et l'engagement des communautés. Pour l'Europe, la diversification de l'approvisionnement est une nécessité stratégique ; pour les producteurs africains, c'est une occasion d'accélérer le développement, de construire des infrastructures et de garantir des capitaux à long terme.

Lors de l'IAE 2026, ces changements seront examinés par les responsables et les parties prenantes qui les pilotent. Le Dialogue ministériel rassemble les leaders africains du secteur de l'énergie et les décideurs politiques, les acteurs industriels et les investisseurs européens dans un cadre propice à des discussions pratiques et axées sur les solutions en matière d'approvisionnement, de stratégies d'exportation et de coopération future. Alors que l'Europe adapte sa stratégie gazière et que les producteurs africains font progresser des projets majeurs, le Forum offre une plateforme directe aux ministres pour définir leurs priorités et aux investisseurs pour dialoguer avec les principaux décideurs.

IAE 2026 est un forum exclusif conçu pour mettre en relation les marchés africains de l'énergie avec les investisseurs mondiaux, servant de plateforme clé pour la conclusion d'accords en amont de la Semaine africaine de l'énergie. Prévu les 22 et 23 avril 2026 à Paris, l'événement offrira aux délégués deux jours d'engagement approfondi avec des experts de l'industrie, des développeurs de projets, des investisseurs et des décideurs politiques. Pour plus d'informations, visitez le site www.invest-africa-energy.com. Pour parrainer ou s'inscrire en tant que délégué, veuillez contacter sales@energycapitalpower.com

 

 

 

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