Le directeur général de la Commission pétrolière de la Gambie présentera les arguments en faveur des investissements énergétiques lors de l'IAE 2026
Cany Jobe, directeur général de la Commission pétrolière de Gambie, se joindra aux principaux acteurs du secteur lors du forum « Invest in African Energy » (IAE) qui se tiendra cette semaine à Paris, mettant ainsi en avant l’un des marchés d’exploration pionniers les plus prometteurs d’Afrique de l’Ouest. Alors que les investisseurs internationaux cherchent de plus en plus à diversifier leurs portefeuilles et à saisir des opportunités en phase de démarrage, la Gambie s’impose à nouveau comme un pôle d’attraction incontournable au sein du bassin MSGBC – l’une des régions les plus actives au monde en matière d’hydrocarbures.
Lors de l'IAE 2026, le pays fera l'objet d'une session spéciale organisée par le MSGBC, qui mettra en avant les développements à l'échelle du bassin ainsi que la convergence croissante entre les marchés émergents et les marchés producteurs. Alors que le Sénégal et la Mauritanie voisins sont déjà en phase de production, l'attention se tourne désormais vers le sud, en direction de zones sous-explorées, où la Gambie représente l'une des dernières véritables opportunités pour les pionniers.
M. Jobe devrait également participer aux discussions de haut niveau sur la réduction des risques liés aux zones d'exploration pionnières – un sujet qui revêt une importance croissante à mesure que les investisseurs évaluent le potentiel géologique face aux incertitudes réglementaires, techniques et commerciales.
Les efforts récents visant à améliorer l'écosystème énergétique du pays sont déjà en train de changer la perception des investisseurs. L'ouverture d'un nouveau laboratoire d'analyse pétrolière en 2026 marque une étape décisive dans le renforcement de la surveillance réglementaire et des normes opérationnelles, ce qui renforce la confiance tout au long de la chaîne de valeur. Parallèlement, le gouvernement a pris des mesures pour réattribuer et promouvoir les concessions disponibles, signalant ainsi un regain de dynamisme dans le secteur amont après une période d'activité limitée. En mars 2026, les autorités ont confirmé que de nouvelles licences d'exploration avaient été attribuées à trois entreprises sur des blocs ouverts.
Ces progrès s'appuient sur un potentiel en ressources considérable. Les blocs offshore A1 et A4, situés sur le même axe géologique que les champs en production du Sénégal, bénéficient de données sismiques exhaustives et de la proximité des infrastructures existantes, ce qui offre un potentiel de développement rentable grâce à des raccordements et au partage des services. D'autres blocs, notamment les blocs A2 et A5, ont toujours suscité un vif intérêt de la part du secteur, les estimations faisant état de ressources prospectives non ajustées aux risques substantielles.
Surtout, la situation géographique de la Gambie au sein du bassin MSGBC renforce son attractivité en matière d'investissement. Ce bassin a connu un regain d'activité ces dernières années, stimulé par d'importantes découvertes et par l'augmentation des investissements réalisés par les compagnies pétrolières internationales. Alors que les acteurs mondiaux cherchent à reconstituer leurs réserves et à diversifier leurs sources d'approvisionnement, l'Afrique de l'Ouest joue un rôle de plus en plus important dans le paysage énergétique mondial.
Alors que les débats à Paris s'orientent vers la sécurité énergétique, la diversification des approvisionnements et les opportunités dans les régions pionnières, la Gambie s'inscrit résolument dans cette dynamique. Grâce à une réglementation de plus en plus claire, à de nouvelles zones d'exploration disponibles et à des données géologiques solides, le pays passe du statut de simple potentiel à celui d'une opportunité d'investissement évidente.
