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23 février 2026

Le capital hybride s'impose dans le secteur offshore angolais – Une nouvelle voie pour les rendements des investisseurs

Le capital hybride s'impose dans le secteur offshore angolais – Une nouvelle voie pour les rendements des investisseurs

Le financement récemment annoncé par Chariot Limited pour l'acquisition de sites de production pétrolière offshore en Angola illustre la manière dont les capitaux sont de plus en plus structurés pour débloquer des actifs de production sur les marchés africains. La société a confirmé son intention de lever environ 20 millions de dollars par le biais d'un placement et d'une souscription, parallèlement à une offre publique pouvant atteindre 4 millions de dollars, afin de soutenir l'acquisition de participations dans les blocs 14 et 14K offshore en Angola. Cette transaction offre à Chariot une exposition économique équivalente à 4 000 barils par jour provenant d'actifs produisant actuellement environ 8 000 barils par jour bruts. Il convient de noter que cette transaction est soutenue par un financement d'acquisition de 170 millions de dollars de Shell Trading, garanti par les futurs barils achetés.

Cette structure mixte, qui combine un financement par capitaux propres et un financement structuré adossé à des contrats d'achat, reflète une évolution plus large dans le mode de financement des actifs africains en amont. Les investisseurs en capitaux propres, les opérateurs et les sociétés commerciales coordonnent de plus en plus leurs capitaux de manière à fournir un financement initial tout en liant directement les rendements à la production. Dans le contexte actuel de resserrement du crédit, ces structures hybrides deviennent essentielles pour mener à bien les transactions.

Ces mécanismes de financement en pleine évolution seront au cœur des discussions lors du forum Invest in African Energy qui se tiendra à Paris les 22 et 23 avril 2026, où des opérateurs, des promoteurs de projets, des investisseurs institutionnels, des institutions financières de développement et des banques commerciales se réuniront pour faire avancer les discussions sur le financement et l'acquisition de projets. Alors que les portefeuilles d'actifs africains continuent de changer de mains et que des acteurs indépendants se lancent dans la production, les solutions de capital structuré deviennent essentielles à la mise en œuvre.

Pour les investisseurs, l'intérêt réside dans l'accès à des actifs qui produisent déjà et génèrent des flux de trésorerie à court terme. La production provenant de zones offshore établies, telles que le bloc 14 en Angola, offre une voie plus claire et plus prévisible vers la rentabilité. La participation d'une grande société commerciale comme Shell apporte une valeur ajoutée supplémentaire, grâce à son expertise commerciale, à la solidité de son bilan, à son accès au marché et à ses capacités de financement structuré, qui renforcent la sécurité et la bancabilité globales.

Cette transaction reflète également une évolution plus large du financement en amont en Afrique. À travers le continent, les acquisitions d'actifs matures ou cédés sont de plus en plus soutenues par une combinaison de capitaux propres, de dette et de financement structuré. Ces structures permettent aux acteurs indépendants et régionaux d'entrer dans des portefeuilles précédemment détenus par de grandes sociétés internationales, tout en réduisant le risque de concentration du financement. Elles créent également des points d'entrée pour les investisseurs institutionnels qui cherchent à s'exposer à la production opérationnelle avec une visibilité définie sur les flux de trésorerie.

L'Angola reste l'une des juridictions africaines les plus établies dans le domaine des hydrocarbures, soutenue par des réformes réglementaires et des ajustements fiscaux visant à soutenir les investissements. Le pays continue de faire progresser les cycles d'octroi de licences et d'encourager le redéveloppement des champs matures, tandis que le potentiel de croissance reste important dans les domaines du forage intercalaire en eaux profondes, de l'optimisation des champs marginaux, des projets de récupération améliorée et de l'exploration axée sur les infrastructures autour des pôles de production existants. La capacité continue des actifs situés dans des blocs en eaux profondes exploités depuis longtemps, tels que le bloc 14, à attirer des capitaux structurés souligne la durabilité des provinces africaines de production matures lorsqu'elles sont associées à des solutions de financement rigoureuses. Des modèles similaires sont actuellement à l'étude sur d'autres marchés où les grandes entreprises internationales se désengagent de leurs portefeuilles et où les opérateurs locaux ou indépendants se développent.

À mesure que les modèles de financement dans le secteur énergétique africain se complexifient, il devient de plus en plus important d'avoir accès à des partenaires fiables et à des plateformes transactionnelles structurées. Le montage financier de l'acquisition en Angola reflète un rééquilibrage plus large dans la manière dont les capitaux sont déployés dans les actifs de production africains, une dynamique qui façonnera les discussions sur l'investissement à Paris en avril prochain.

IAE 2026 est un forum exclusif conçu pour mettre en relation les marchés africains de l'énergie avec les investisseurs mondiaux, servant de plateforme clé pour la conclusion d'accords en amont de la Semaine africaine de l'énergie. Prévu les 22 et 23 avril 2026 à Paris, l'événement offrira aux délégués deux jours d'engagement approfondi avec des experts de l'industrie, des développeurs de projets, des investisseurs et des décideurs politiques. Pour plus d'informations, visitez le site www.invest-africa-energy.com. Pour parrainer ou s'inscrire en tant que délégué, veuillez contacter sales@energycapitalpower.com

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