IAE 2024 : Le projet GNL Marine XII de la République du Congo vise 3 MTPA d'ici 2025
S'exprimant lors de la deuxième conférence annuelle Invest in African Energy (IAE) à Paris, le ministre des hydrocarbures Bruno Jean-Richard Itoua a souligné le rôle que jouent des projets tels que celui-ci dans la transition énergétique du pays et la manière dont la collaboration internationale sert de catalyseur à la fois pour le développement de projets et pour la résilience climatique.
"Nous cherchons activement à collaborer avec des partenaires internationaux qui partagent notre vision d'une exploitation des ressources naturelles à la fois équitable et durable. Cette collaboration est essentielle pour développer des technologies innovantes, des méthodes de production plus propres et assurer une distribution équitable des bénéfices générés par nos ressources naturelles", a déclaré le ministre Itoua.
En s'associant à des entreprises étrangères, les pays africains peuvent accélérer le rythme de la transition tout en débloquant une vague d'avantages économiques. L'Afrique, qui contribue le moins aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, est également confrontée aux pires effets du changement climatique, à un moment où le continent fait de grands progrès pour réduire la pauvreté énergétique.
Selon le ministre Itoua, "nous ne pouvons pas effectuer la transition vers une économie basée sur les énergies renouvelables de manière isolée. Cela nécessite une coopération internationale et une volonté commune de repenser nos modèles de croissance et de consommation."
Le pays invite donc les investisseurs étrangers à collaborer à des projets pétroliers, gaziers et d'infrastructure. Riche de plus de 10 000 milliards de mètres cubes de ressources prouvées en gaz naturel, la République du Congo fait avancer le développement de projets dans le but de lutter contre la pauvreté énergétique et de stimuler la croissance économique régionale. Grâce à l'adoption de technologies à faible émission de carbone et à la collaboration avec des développeurs de projets internationaux, les projets à venir serviront de référence pour d'autres pays africains riches en gaz. Outre le permis Marine XII d'Eni, le projet multiphase Banga Kayo de Wing Wah devrait produire 30 milliards de mètres cubes de gaz associé.
"Ces initiatives reflètent notre volonté non seulement d'exploiter nos ressources, mais aussi de les utiliser d'une manière plus éco-responsable et durable. Au-delà de ces projets, notre vision à long terme pour le Congo est de créer des environnements attractifs pour de futurs investissements", a ajouté le ministre Itoua.
Pour attirer de nouveaux investissements dans des projets pétroliers et gaziers, le pays révise les cadres réglementaires existants - avec un nouveau code du gaz à l'horizon - et met à jour les codes des hydrocarbures existants, tout en s'attaquant aux problèmes rencontrés par les investisseurs.
Selon le ministre Itoua, "notre objectif est clair : il s'agit non seulement d'optimiser l'utilisation des ressources existantes, mais aussi de développer les infrastructures et les compétences locales qui permettront de créer une chaîne de valeur solide et durable. Ces efforts visent à rendre nos projets non seulement viables, mais aussi exemplaires en termes de respect de l'environnement, et à contribuer au développement économique durable de notre région."

