Comment une nouvelle administration Trump pourrait façonner les relations énergétiques entre les États-Unis et l'Afrique
Avec l'investiture du président américain Donald Trump aujourd'hui, l'avenir de l'engagement américain dans le secteur de l'énergie en Afrique est appelé à changer de manière significative. L'approche du président Trump en matière d'énergie a toujours été axée sur le renforcement des intérêts américains, notamment en donnant la priorité à la production nationale d'énergie. Cependant, alors qu'il vise à renforcer la position mondiale de l'Amérique, en particulier dans les régions riches en énergie comme l'Afrique, ses politiques devraient créer de nouvelles opportunités pour les investisseurs américains dans les industries du pétrole, du gaz et de l'énergie du continent.
Le regain d'intérêt pour l'Afrique arrive à point nommé, puisqu'il coïncide avec le prochain forum "Investir dans l'énergie en Afrique 2025", qui se tiendra à Paris. Le forum présentera les principales opportunités pour les investisseurs mondiaux, y compris les entreprises américaines, de participer et de former de nouveaux partenariats dans le secteur de l'énergie en Afrique. Alors que l'administration Trump devrait faire pression pour un soutien accru des entreprises énergétiques américaines en Afrique, le forum joue un rôle essentiel en connectant la communauté des investisseurs américains aux opportunités émergentes à travers le continent et en soulignant le potentiel d'une collaboration accrue entre les investisseurs américains et les nations africaines.
Leçons tirées du premier mandat
Sous la première administration de Trump, l'implication des États-Unis dans le secteur énergétique africain a été façonnée par l'accent mis sur la revitalisation de la production nationale et la réduction de la dépendance à l'égard du pétrole étranger. Cependant, l'administration a également cherché à renforcer les relations commerciales, avec des initiatives telles que Prosper Africa visant à stimuler les liens bilatéraux en matière de commerce et d'investissement. Dans le secteur du pétrole et du gaz, des entreprises américaines comme ExxonMobil et Chevron, déjà bien implantées sur les marchés africains, ont franchi plusieurs étapes importantes entre 2017 et 2020. ExxonMobil a lancé son projet de développement du GNL de Rovuma au Mozambique, d'une valeur de 30 milliards de dollars ; Chevron a étendu ses opérations dans le bloc 0 en eaux profondes de l'Angola ; Kosmos Energy a fait d'importantes découvertes au large du Sénégal et de la Mauritanie, ouvrant la voie au projet de GNL Greater Tortue Ahmeyim ; et Marathon Oil a poursuivi l'expansion de ses opérations en Guinée équatoriale grâce au Gas Mega Hub, qui comporte plusieurs phases.
Avec le retour au pouvoir du président Trump, l'accent sera probablement mis sur l'encouragement des entreprises américaines à étendre leurs activités en Afrique, en particulier dans les secteurs du pétrole et du gaz. Une question clé sera de savoir si l'administration Trump apportera un plus grand soutien aux entreprises énergétiques américaines par le biais de mécanismes de financement tels que l'EXIM Bank, non seulement pour les projets d'énergie renouvelable, mais aussi pour les entreprises traditionnelles comme le gaz naturel. Ce soutien pourrait donner un coup de pouce indispensable aux entreprises énergétiques américaines à la recherche de financements dans une région riche de certaines des plus grandes réserves inexploitées de combustibles fossiles au monde.
Façonner la perception mondiale des combustibles fossiles africains
Alors que la surveillance mondiale des combustibles fossiles continue de s'intensifier, l'influence du président Trump pourrait jouer un rôle clé dans la lutte contre l'image négative des combustibles fossiles africains dans les cercles internationaux. Sous sa direction, les États-Unis pourraient adopter une approche plus pragmatique de l'énergie africaine, en plaidant pour des politiques qui encouragent les entreprises américaines à s'engager sur les marchés du pétrole et du gaz du continent. Cela pourrait favoriser une relation plus mutuellement bénéfique entre les États-Unis et l'Afrique, ouvrant des opportunités stratégiques pour les entreprises américaines tout en renforçant leur influence dans une région vitale. L'administration Trump pourrait également remettre en question le boycott bancaire qui limite le financement des projets liés aux combustibles fossiles, en particulier dans les régions en développement comme l'Afrique. Une telle position serait probablement bien accueillie par les nations africaines, où le pétrole et le gaz naturel restent essentiels au développement économique et à la sécurité énergétique.
Au-delà des financements soutenus par le gouvernement, il semble que le président Trump poursuivra des politiques qui encouragent la participation du secteur privé américain aux marchés de l'énergie en Afrique. En offrant un environnement réglementaire plus favorable, l'administration Trump pourrait faciliter la tâche des investisseurs américains qui cherchent à tirer parti de la demande croissante d'énergie sur le continent. L'Afrique étant appelée à jouer un rôle clé dans la transition énergétique mondiale au cours des prochaines décennies, les entreprises américaines pourraient être encouragées à participer à la fois à de nouvelles activités d'exploration et de production, ainsi qu'à des projets axés sur l'énergie durable, comme le gaz naturel, considéré comme un combustible de transition vers des solutions plus écologiques.
IAE 2025 est un forum exclusif conçu pour faciliter les investissements entre les marchés africains de l'énergie et les investisseurs mondiaux. L'événement, qui aura lieu les 13 et 14 mai 2025 à Paris, offre aux délégués deux jours d'échanges intensifs avec des experts de l'industrie, des développeurs de projets, des investisseurs et des décideurs politiques. Pour plus d'informations, veuillez consulter le site www.invest-africa-energy.com. Pour sponsoriser ou participer en tant que délégué, veuillez contacter sales@energycapitalpower.com.

