La facilité Aradel de 250 millions de dollars accordée par la Standard Bank montre où seront signés les prochains accords énergétiques en Afrique
La facilité de crédit de 250 millions de dollars accordée par la Standard Bank à la société énergétique nigériane Aradel, annoncée en janvier dernier, envoie un signal clair au marché. Destinée à financer des acquisitions, à refinancer la dette et à soutenir la croissance de la production d'Aradel, cette opération montre que les capitaux continuent d'affluer vers les hydrocarbures africains qui présentent des actifs solides, une bonne gouvernance et des flux de trésorerie prévisibles.
Au cœur de cette installation se trouve la décision d'Aradel d'acquérir une participation supplémentaire de 40 % dans ND Western auprès de Petrolin Trading, portant ainsi sa participation à 81,67 % et lui conférant le contrôle majoritaire de l'un des détenteurs d'actifs les plus stratégiquement positionnés du delta du Niger. ND Western détient une participation de 45 % dans OML 34, un bloc établi produisant environ 400 à 420 millions de pieds cubes de gaz par jour, et une participation de 50 % dans Renaissance Africa Energy, l'entité impliquée dans l'acquisition des actifs terrestres de Shell en 2024. Grâce à cette consolidation, la participation indirecte d'Aradel dans Renaissance dépasse 53 %, ce qui élargit considérablement son exposition à la production en amont et aux infrastructures associées.
Ce mécanisme reflète les tendances actuelles du financement en amont en Afrique. Les prêteurs privilégient la consolidation, l'optimisation des sites existants et la production liée aux infrastructures offrant des rendements fiables à court terme. Cette structure témoigne également d'une évolution plus générale vers des mécanismes au niveau des entreprises qui offrent aux opérateurs la flexibilité nécessaire pour adapter leurs portefeuilles et accélérer leur production. Dans le contexte actuel de resserrement des capitaux à l'échelle mondiale, cette flexibilité fait de plus en plus la différence entre des ressources immobilisées et une croissance bancable.
Cette transaction met également en évidence la transition énergétique du Nigeria : alors que les grandes entreprises internationales se retirent des positions onshore et en eaux peu profondes, les producteurs nationaux jouent un rôle plus important, redonnant vie à des blocs matures et augmentant la production. Les régulateurs estiment que les entreprises locales représentent désormais plus de la moitié de la production nationale de pétrole brut, contre 40 % il y a quelques années, ce qui s'inscrit dans le droit fil des politiques visant à promouvoir la participation locale et la souveraineté énergétique.
Plus largement, le rôle de la Standard Bank souligne l'influence croissante des institutions financières africaines. Alors que les capitaux occidentaux sont souvent limités par les mandats de transition énergétique, les banques régionales s'engagent à soutenir les actifs liés à la production d'électricité, à la demande industrielle et aux recettes d'exportation.
Cette dynamique devrait se traduire par la conclusion d'accords lors du forum Invest in African Energy (IAE) 2026 qui se tiendra à Paris en avril prochain. Ce forum, qui en est à sa quatrième édition, rassemble des financiers, des gouvernements et des opérateurs afin de finaliser des partenariats et de faire avancer des projets. Des installations telles que celles d'Aradel illustrent la manière dont les accords prennent forme, la consolidation entre les producteurs locaux, les installations d'entreprises financées par les banques et les transferts d'actifs des grandes entreprises internationales apparaissant comme les principales voies à suivre. Dans ce contexte, l'installation de 250 millions de dollars démontre que les opérateurs africains disciplinés restent solvables, que les banques régionales peuvent mener à bien des financements complexes en amont et que la consolidation s'accélère. À l'approche du mois d'avril, l'attention du secteur se déplace de la question de savoir si des accords seront conclus à celle de savoir où les prochains seront conclus.
IAE 2026 est un forum exclusif conçu pour mettre en relation les marchés africains de l'énergie avec les investisseurs mondiaux, servant de plateforme clé pour la conclusion d'accords en amont de la Semaine africaine de l'énergie. Prévu les 22 et 23 avril 2026 à Paris, l'événement offrira aux délégués deux jours d'engagement approfondi avec des experts de l'industrie, des développeurs de projets, des investisseurs et des décideurs politiques. Pour plus d'informations, visitez le site www.invest-africa-energy.com. Pour parrainer ou s'inscrire en tant que délégué, veuillez contacter sales@energycapitalpower.com

