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17 novembre 2025

Trois structures financières pour réduire les risques liés à l'énergie en Afrique en 2026

Trois structures financières pour réduire les risques liés à l'énergie en Afrique en 2026
L'appétit pour les investissements dans le secteur énergétique africain est en hausse : de nouveaux cycles d'exploration et de production sont lancés, d'importants programmes de développement du réseau électrique avancent et les projets d'énergies renouvelables se multiplient en Afrique occidentale, orientale et australe. La question n'est plus de savoir si les capitaux vont affluer vers les marchés africains, mais comment les structurer pour garantir des rendements prévisibles et une mise en œuvre rentable. Tout au long de l'année 2026, trois structures financières émergent comme de puissants catalyseurs de la mise en œuvre concrète de projets, qu'il s'agisse de production et de transport à grande échelle, d'énergie distribuée, de cuisson propre ou d'industrialisation locale.

Le Forum Invest in African Energy (IAE) à Paris mettra ces structures en relation avec les développeurs, les financiers et les décideurs politiques qui façonnent la prochaine phase du développement énergétique de l'Afrique. Le forum rassemble des négociateurs d'Afrique, d'Europe et du monde entier, permettant aux gestionnaires de financements mixtes, aux fournisseurs de garanties, aux acheteurs et aux assureurs de s'engager directement auprès des promoteurs de projets les plus actifs du continent. En axant les discussions sur les opportunités concrètes, IAE 2026 transforme les mécanismes financiers en voies pratiques et prêtes à l'emploi.

Instruments financiers mixtes

Le financement mixte continue de jouer un rôle majeur dans la réduction des risques et l'attraction d'investissements à grande échelle dans les infrastructures africaines. Un exemple récent est le projet de Scatec portant sur une centrale solaire de 1,1 GW et un système de stockage de 200 MWh en Égypte, soutenu en juin par près de 480 millions de dollars provenant de British International Investment, de la Banque africaine de développement et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. Cet accord a montré comment un financement concessionnel peut inciter les prêteurs commerciaux à s'engager dans des projets à l'échelle industrielle qui, sans cela, risqueraient d'être bloqués. Lors de l'IAE 2026, les gestionnaires de fonds montreront comment les structures mixtes contribuent à faire passer les projets africains en phase de démarrage, en particulier dans les domaines des énergies renouvelables, de la conversion du gaz en électricité et de l'approvisionnement énergétique industriel, du stade de concept à celui de la bancabilité, en comblant les déficits de viabilité, en renforçant les profils de crédit et en réduisant le coût du capital.

Structures de prélèvement et atténuation du risque de change

Des accords d'achat fiables et des modalités de paiement stables restent essentiels pour les investissements énergétiques bancables en Afrique. Les investisseurs privilégient les flux de revenus prévisibles, que ce soit par le biais de contrats d'achat d'électricité (CAE) ou de contrats d'approvisionnement en combustible. Des plateformes telles qu'Africa GreenCo, qui opère actuellement en Zambie, en Namibie et en Afrique du Sud, créent des précédents solides en normalisant les CAE, en améliorant la fiabilité des paiements et en regroupant les producteurs indépendants d'électricité (PIE) sous un seul intermédiaire solvable. Soutenue par CDC Group et African Infrastructure Investment Managers, la plateforme offre aux producteurs une plus grande sécurité et réduit le risque de contrepartie.

La volatilité des devises représente également un risque important pour les investisseurs. La raffinerie Dangote, d'une capacité de 650 000 barils par jour, met en évidence les difficultés liées à l'alignement des paiements et des contrats en monnaie locale. Bien que la réglementation autorise les achats de pétrole brut en nairas, les fournisseurs préfèrent souvent les paiements en dollars, ce qui crée une incertitude en matière de trésorerie et des risques d'approvisionnement. Cet exemple illustre pourquoi des cadres monétaires clairs – grâce à un financement en monnaie locale ou à des contrats alignés sur les taux de change – sont essentiels pour garantir des rendements prévisibles et attirer les investissements privés.

Mécanismes de garantie

Les garanties constituent l'un des outils les plus efficaces pour réduire les risques et accélérer les investissements énergétiques à travers l'Afrique. Elles contribuent à renforcer la confiance des acheteurs, à améliorer la bancabilité et à permettre la participation du secteur privé à des projets qui, sans cela, auraient du mal à aboutir financièrement. L'Afrique du Sud met actuellement en œuvre l'une des réformes les plus ambitieuses du continent : un mécanisme de garantie de crédit de 500 millions de dollars destiné à soutenir les investissements du secteur privé dans le domaine du transport d'électricité. Ce mécanisme est complété par le programme national de projets de transport indépendants, soutenu par un dispositif financé par l'État qui devrait mobiliser 390 milliards de rands. Les garanties prévues dans le cadre de ce programme devraient entrer en vigueur d'ici mars 2026, ouvrant la voie à la participation du secteur privé à l'extension du réseau. Lors de l'IAE 2026, les investisseurs évalueront comment des structures de garantie similaires pourraient stabiliser le financement, réduire les risques liés aux projets et débloquer des capitaux privés pour un large éventail d'infrastructures énergétiques, et pas seulement pour le transport.

Pour 2026, ces structures financières offrent un plan d'action concret pour réduire les risques, diminuer les coûts d'investissement et accélérer la mise en œuvre des projets à travers le continent. Mais elles reposent sur des projets concrets, des promoteurs crédibles et des partenaires financiers actifs. Le Forum IAE crée cette intersection : avec la participation des gouvernements africains, des promoteurs, des IFD, des banques commerciales et des assureurs, le Forum offre un espace où les outils d'atténuation des risques se traduisent directement par l'avancement des projets et la conclusion d'accords.

IAE 2026 est un forum exclusif conçu pour mettre en relation les marchés africains de l'énergie avec les investisseurs mondiaux, servant de plateforme clé pour la conclusion d'accords en amont de la Semaine africaine de l'énergie. Prévu les 22 et 23 avril 2026 à Paris, l'événement offrira aux délégués deux jours d'engagement approfondi avec des experts de l'industrie, des développeurs de projets, des investisseurs et des décideurs politiques. Pour plus d'informations, visitez le site www.invest-africa-energy.com. Pour parrainer ou s'inscrire en tant que délégué, veuillez contacter sales@energycapitalpower.com

 

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