UNOC acquiert une participation dans Kenya Pipeline alors que les investissements énergétiques en Afrique de l'Est prennent de l'ampleur
La Compagnie pétrolière nationale ougandaise (UNOC) a acquis une participation stratégique de 20,15 % dans la Kenya Pipeline Company (KPC) lors de son introduction en bourse, une décision historique qui positionne Kampala comme un acteur clé dans le domaine des infrastructures énergétiques en Afrique de l'Est. Approuvée par le gouvernement ougandais pour un montant de plus de 918 milliards de shillings ougandais, cette acquisition permet à l'UNOC d'être représentée au conseil d'administration et de disposer de droits de vote importants au sein de la KPC, un canal essentiel pour les importations de pétrole de l'Ouganda.
Cet investissement précède le forum Invest in African Energy (IAE), qui se tiendra à Paris les 22 et 23 avril 2026, où l'Ouganda et d'autres pays africains présenteront aux financiers internationaux des projets et des infrastructures prêts à être investis. La participation de l'UNOC reflète une évolution plus large parmi les compagnies pétrolières nationales africaines vers une participation active au capital des infrastructures énergétiques, dépassant la gestion passive des ressources pour protéger les chaînes d'approvisionnement nationales tout en créant des opportunités pour les investissements privés. Le forum offrira aux gouvernements, aux promoteurs et aux investisseurs une plateforme leur permettant de s'aligner sur les cadres réglementaires, les stratégies de financement et les partenariats transfrontaliers qui soutiennent la croissance énergétique de l'Afrique de l'Est.
L'investissement de KPC coïncide avec une forte augmentation de l'activité en amont dans toute l'Afrique de l'Est. Dans le bassin sud de Lokichar au Kenya, Gulf Energy a récemment obtenu une plate-forme de forage terrestre d'une valeur de 15 millions de dollars auprès de la société Great Wall Drilling Company aux Émirats arabes unis, avant sa mise en service et son déploiement pour le forage début juillet, dans le cadre du projet visant à produire le premier pétrole d'ici décembre 2026. Cette acquisition témoigne de l'engagement précoce de Gulf Energy en termes de déploiement de capitaux et d'exploitation dans le projet South Lokichar, estimé à 6 milliards de dollars, qui devrait générer des recettes fiscales et une activité économique substantielles une fois la production lancée.
Au-delà du Kenya, les pays d'Afrique de l'Est rouvrent les cycles d'octroi de licences, proposent des blocs d'exploration offshore et onshore et introduisent des incitations réglementaires destinées à attirer les investissements internationaux et nationaux. La participation de l'Ouganda dans KPC reflète une stratégie régionale plus large : en combinant la participation active des compagnies pétrolières nationales et des politiques favorables aux investisseurs, les gouvernements visent à renforcer la sécurité énergétique, à intégrer les infrastructures transfrontalières et à mobiliser des capitaux privés pour le développement à long terme du secteur.
Cette transaction souligne également le rôle de l'Afrique de l'Est en tant que corridor d'investissement stratégique. Les infrastructures intermédiaires (pipelines, installations de stockage et portuaires) sont de plus en plus structurées pour permettre la participation au capital, ce qui donne aux investisseurs régionaux et mondiaux un intérêt tangible dans la réussite des projets. Cette tendance vient compléter les développements en cours en amont en Ouganda, au Kenya et en Tanzanie, où les calendriers de développement des champs, d'octroi de licences et de commercialisation s'accélèrent.
Alors que les compagnies pétrolières nationales régionales étendent leur présence et que l'intérêt des investisseurs grandit, l'Afrique de l'Est entre dans une phase dynamique de développement énergétique. La combinaison de participations stratégiques, d'infrastructures de pipelines et de stockage et de projets en amont renouvelés illustre un continent de plus en plus ouvert à l'investissement, à l'intégration et à l'optimisation de la chaîne de valeur. La participation de l'UNOC dans KPC, parallèlement à des projets tels que South Lokichar, représente à la fois une réussite régionale et une fenêtre sur l'avenir du secteur énergétique africain, un récit qui devrait être amplifié lors du Forum de l'IAE à Paris.
IAE 2026 est un forum exclusif conçu pour mettre en relation les marchés énergétiques africains avec les investisseurs mondiaux. Il sert de plateforme clé pour la conclusion d'accords dans la perspective de la Semaine africaine de l'énergie. Prévu les 22 et 23 avril 2026 à Paris, cet événement offrira aux délégués deux jours d'échanges approfondis avec des experts du secteur, des développeurs de projets, des investisseurs et des décideurs politiques. Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.invest-africa-energy.com. Pour devenir sponsor ou vous inscrire en tant que délégué, veuillez contacter sales@energycapitalpower.co.

